Quelques tweets...

  • la loi sur le microcrédit en France est passée hier 2010-04-28
  • les milliards de tweets, la library of congress qui commence à tout stocker... hallucinant 2010-04-16
  • demain, des nouvelles du Cambodge sur le blog Veecus... vous saurez tout sur la vie des projets d'entrepreneurs 2010-04-06
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Le microcrédit en question!

Esther Duflo a fait paraître hier un article dans le Monde (11 janvier 2010).

En intitulant son papier « Microcrédit, miracle ou désastre ? », Esther Duflo choisit de poser les questions qui agitent le monde du microcrédit depuis quelques mois. Après le succès planétaire de Yunus comme Prix Nobel, et les critiques sur le microcrédit relayées par les médias (cf notre post sur le reportage d’Envoyé Spécial), Esther Duflo apporte le point de vue d’une chercheuse en économie, et indique d’abord que qualifier le microcrédit d’inutile ou même nocif parce qu’il n’est pas la solution miracle à la réduction de la pauvreté est insuffisant.

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Avant tout, un mini point biographique : Esther Duflo est chercheuse au Massachusetts Institute of Technology, où elle a co-fondé le Poverty Action Lab, qui regroupe des chercheurs spécialisés en économie du développement. Esther Duflo a aussi animé la chaire Savoirs contre Pauvreté au Collège de France.

Dans son article, Esther Duflo soulève plusieurs points importants :

Il n’y avait pas jusqu’ici d’étude claire de la situation des bénéficiaires du microcrédit. En s’intéressant à quatre grandes institutions de microfinance qui se sont prêtées au jeu de l’expérimentation, Esther Duflo et d’autres chercheurs ont pu comparer les situations de personnes qui bénéficiaient de microcrédit avec celles qui n’en bénéficiaient pas. Les résultats sont mitigés : en effet si les familles bénéficiaires de microcrédit ont davantage acheté de biens durables, ont investi dans leur petite entreprise s’ils en avaient une. Les chercheurs du Poverty Action Lab utilisent souvent la méthode des « randomized controlled trials » ou essais contrôlés aléatoires. Je ne sais pas si E. Duflo a appliqué cette méthode au cours de l’étude en question.
L’étude n’a pas montré de surconsommation de la part des bénéficiaires de microcrédit.

Mais pas non plus d’impact visible après 18 mois sur la santé, la scolarisation ou le pouvoir de décision des femmes bénéficiaires.

Le microcrédit finance souvent des activités à faible croissance, pas des start-ups… pourquoi ?
Esther Duflo relève que le système de responsabilité solidaire pour le remboursement des prêts peut inciter les membres du groupe à ne pas s’engager pour les projets les plus risqués et potentiellement les plus rentables, par peur de devoir rembourser pour l’entrepreneur défaillant. La responsabilité solidaire serait donc peu propice à la prise de risque et donc à l’investissement dans une entreprise à fort potentiel.

Similairement, quand un entrepreneur emprunte auprès d’une institution de microfinance, il ou elle est souvent tenu de commencer à rembourser dès la semaine suivante… Ce qui n’est pas très favorable à de l’investissement à plus long terme.

Esther Duflo remarque enfin que le microcrédit amène beaucoup de personnes à devenir entrepreneurs par défaut, et à monter une entreprise faute de trouver un emploi dans une activité salariée (voir l’exemple thaïlandais cité par E. Duflo)

Lire l’article en entier sur le site lemonde.fr

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Veecus s’exporte!

Nous avons développé une application à destination de toutes les personnes qui animent un blog ou un site internet.

Ce petit module permet d’illustrer votre site ou vos articles de blog avec des projets de microentrepreneurs.
Ce sont des projets que vous avez financés ou que vous souhaitez mettre en avant.

Comment ça marche?

C’est très simple, l’application Veecus va directement chercher sur le site Veecus les projets que vous souhaitez afficher.

Nous avons conçu l’application Veecus pour une intégration facile et personnalisable sur tout site web.
Ainsi vous pouvez librement choisir sa couleur, sa taille et le nombre de projets que vous souhaitez présenter.
Vous ajoutez un titre, un petit texte de présentation si vous le souhaitez… et le tour est joué!

Un petit exemple très vite!

Season’s Greetings from Oasis Microfinance

On behalf of the entire team and other stakeholders of Oasis Microfinance, i wish both the Veecus group, and all social investors active on the Veecus website an unequivocal and unparalleled prosperity, peace and happiness in 2010.

Christmas and New Year’s day is a sacred period of much merriment in the lives of most families in Cameroon. It is a period that the poor who are not able to afford a decent meal and good clothing for themselves, use up the little savings that they have accumulated over the year on food, drinks,toys, gifts and dresses.

As such this period is usually characterized by increased spending in the local economy and due to an overall increase in demand, prices of most consumables experience a sky rocketing increase.

Thus this period impact differently on consumers, microfinance clients and MFIs.

For consumers, their year ended savings become depleted thereby rendering them vulnerable to socio-economic shocks as the 2010 drives on.

Most microentrepreneurs who had benefited from loans granted them by Oasis Microfinance to stock-up, usually benefited from a period like this as goods bought cheaper earlier-on, are being sold at higher than normal prices given the overall increase in demand. As a result they are able to pay back their loan installments promptly and smilingly.

During this period, Oasis Microfinance also enjoys an almost zero-delinquency as her clients are liquid enough.

Nevertheless, the staff of Oasis Microfinance demand for increase in salaries as they are hit by inflation that is fueled by rising prices and the global economic meltdown.

Again, most MFIs depending on clients’ savings to finance loan portfolio suffer a credit squeeze as this is a period for most clients to deplete their meagre year ended savings.

Season’s greetings!!!

Abilabonga R. Nkeze
Founder/CEO
Oasis Microfinance

BarCamp Finances Ethiques !

Bonjour,

Il y a quelques jours nous avons assisté au BarCamp Finances Ethiques qui se déroulait à La Cantine à Paris.

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Le BarCamp était organisé par différentes structures ou groupements de la finance alternative, notamment Finequity et J’épargne Utile. Veecus était présent !

Nous étions une bonne soixantaine, et avons discuté autour de différents ateliers. Les sujets abordés ont tourné autour des fondements de la finance éthique, des formes existantes à travers le monde, des possibilités web 2.0, l’évaluation de la finance éthique…

Pas si vite… c’est quoi un BarCamp ?

Autant citer wikipedia, qui en donne une très bonne définition…
« Un BarCamp est une rencontre, une non-conférence ouverte qui prend la forme d’ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. »

En bref, ce sont donc des discussions entre personnes intéressées par un sujet commun, organisées sous formes de tables rondes où chacun peut prendre la parole et contribuer au débat.

Finance et éthique : comment mieux concilier les deux ?

C’est bien la question que nous nous sommes tous posés. L’idée dominante : la finance doit être l’affaire de tous, et pas seulement de quelques acteurs (banques, établissements financiers, etc).

Dessin de Fix, entrepreneur et dessinateur, qui était au BarCamp
(Ci-dessus un dessin de Fix, entrepreneur et dessinateur, qui était au BarCamp)

La finance éthique et responsable vise à introduire d’autres indicateurs que la seule rentabilité financière dans l’évaluation de la performance économique. Par exemple, une entreprise dont le chiffre d’affaires est en hausse mais qui pollue fortement serait moins attractive en terme d’investissement qu’une entreprise plus respectueuse de l’environnement, et cela se traduirait dans le cours de bourse.

Pour aller plus loin, la finance éthique c’est aussi la possibilité de remettre du lien social dans la finance. Quand je prête à un entrepreneur identifié, quand j’investis dans une PME que je connais, je sais à quoi sert mon argent, je donne du sens à mon investissement.

Il faut remettre de la proximité dans la finance. On a par exemple discuté des tontines, qui existent depuis des millénaires en Asie, en Afrique… Les tontines permettent à des groupes de personnes de mettre une partie de leur épargne en commun pour financer les projets des membres du groupe.

Aujourd’hui avec internet, les plateformes de prêts entre particuliers, les nouvelles formes de finance solidaire, les solutions de levées de fonds en ligne pour PME, etc… offrent un potentiel très fort pour la finance éthique.

Clément, de Veecus, au BarCamp
(Clément, de Veecus, sur la droite)

L’avenir est-il seulement sur le web ?

Non, il faut parvenir à rendre plus réelles les communautés virtuelles développées par les sites internet de finance solidaire. C’est en créant toujours plus de proximité, de contact entre les gens, de liens en ligne / vie réelle, que les sites internet de finance éthique trouveront tout leur sens.

Kader Merbouh de l'association Finequity au BarCamp
(Kader Merbouh de l’association Finequity, organisateur du BarCamp)

Voyages en Inde(s)

Léa / Inde / 25 novembre
Me voilà de retour après une absence un peu trop longue ! L’article d’aujourd’hui sera consacré à un autre sujet que la microfinance…
En effet, je reviens de deux petits voyages touristiques à travers l’Inde : l’un du côté de Delhi-Agra-Jaïpur (le « triangle d’or » comme on l’appelle) et un autre en Bengale Occidental et Sikkim et je vais vous en parler un petit peu comme Baptiste me l’a suggéré.
Première impression : il est impressionnant de voir combien l’Inde est multiple. D’un endroit à un autre les paysages, la cuisine, les communautés locales sont très différents les uns des autres. C’était très frappant dans le Darjeeling : en haut des montagnes la population est de « type tibétain », et dans les plaines (à une heure de voiture de là) la population est davantage de type « indien » (tel qu’on l’entend généralement). On passe d’une température très basse à une température beaucoup plus chaude. Et on enlève les pulls (en laine polaire) les uns après les autres à mesure que l’on descend des hauteurs enneigées (parfois).
J’ai sélectionné quelques photos pour les deux voyages avec mon itinéraire.

Le triangle d’or

Voici ce qu’on appelle le “triangle d’or”

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et voici quelques photos:

Humayun’s Tumb (Delhi)
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Lotus Temple (Delhi)
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Fort Amber
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Taj Mahal
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Bâtiment latéral du Taj
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Le Taj Mahal dans les arbres
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Kolkata- VSSU – Sundarbans – Kolkata – Siliguri – Gangtok – Pelling – Darjeeling – Siliguri – Kolkata

Une carte de la région pour vous repérer

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Et les photos qui suivent:

Jaïn Temple (Kolkata)
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Kumartuli (Kolkata: le quartier des sculpteurs qui produisent les figurines utilisées lors des “puja”- fêtes religieuses)
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Visite de VSSU par ma famille
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Paysages des Sundarbans
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Monastère Tibétain (Gangtok)
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Lac près de Gangtok
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Lac près de Pelling
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Vu des montagnes depuis Tiger Hill (Darjeeling)
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Monastère Tibétain à Darjeeling
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Centre d’accueil des réfugiés tibétains, artisanat tibétain (tissage)
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J’espère que ces petites photos vous auront donné envie de faire un tour dans ce beau pays! J’essaierai de compléter cet article dès que j’aurai un peu plus de temps.

Enfin le compte-rendu de la conférence!

Le débat organisé par Veecus à Sciences Po a été un grand succès!
Plus de 75 personnes sont venues débattre sur la microfinance et l’investissement solidaire.

La conférence se tenait dans le cadre de la Semaine de la Finance Solidaire

Voici l’affiche (collector!):

Affiche Conférence Veecus

Les thèmes du débat:

Comment mieux communiquer auprès du grand public?

C. Person de la société de gestion IDEAM (Crédit Agricole) précise que la notion d’investissement socialement responsable (ISR) émerge au début des années 1920, quand des congrégations religieuses ont souhaité investir leurs fonds en excluant les activités qu’elles considéraient comme contraire à la morale ou à l’éthique.
Aujourd’hui l’ISR s’effectue aussi en privilégiant les activités vertueuses sur le plan social et environnemental: par exemple un constructeur automobile menant une politique de recherche et développement ambitieuse pour diminuer les rejets de CO2.

Pour permettre au grand public d’investir massivement en ISR, il faut fournir aux particuliers plus d’informations sur les différentes options, et l’impact de l’ISR. Pour l’instant l’ISR est principalement privilégié par les investisseurs institutionnels

Conférence Veecus à Sciences Po

Lever les contraintes juridiques sur l’investissement solidaire

L’activité de BNP Paribas en microfinance a pris son envol en 2006 quand Emmanuel de Lutzel a proposé au comité exécutif la création d’un pôle microfinance. Aujourd’hui BNP Paribas a permis le financement de près de 400 000 microentrepreneurs dans le monde via des prêts consentis aux institutions de microfinance.

E. de Lutzel évoque les freins réglementaires au développement de l’investissement solidaire, puisque selon la loi française, au maximum 10% des encours d’un fonds solidaire peuvent être réellement investis dans des entreprises solidaires. En conséquence, les fonds de microfinance s’implantent dans des pays plus favorables à leur développement comme la Suisse, les Pays Bas et le Luxembourg.

Vers toujours plus de traçabilité des investissements

Laurent Chéreau, responsable communication de la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement) apporte la vision d’un investisseur solidaire.
L’objectif de rentabilité de la SIDI est clair, il est de 0%. Ainsi la SIDI peut prêter à de toutes petites structures, et en monnaie locale ce qui leur évite le risque de change.

La traçabilité et le suivi des investissements solidaires est important, car comme le rappelle Laurent Chéreau, les investisseurs solidaires n’attendent pas un dividende financier mais « un dividende moral ». Toujours mieux savoir à quoi sert l’argent de l’investissement solidaire est certainement une des clés du succès auprès du grand public.

Des intervenants experts de la microfinance et de l’investissement solidaire

- Christophe Person, Spécialiste Produit ISR, société de gestion CAAM IDEAM

- Laurent Chéreau, Responsable Communication SIDI (investisseur solidaire)

- Emmanuel de Lutzel Responsable Microfinance Groupe BNP Paribas

Au Mexique, la microfinance a un bel avenir

Bonjour je m’appelle Adrien, je suis étudiant et très intéressé par la microfinance.

Après avoir rencontré l’équipe de Veecus, j’en profite pour mettre à disposition une étude sectorielle que j’ai réalisée au début de l’année au Mexique, consacrée à la microfinance.

Microfinance: artisane de Yucatan

Source photo: Mundo Microfinanzas

Cette étude présente en une quinzaine de page les acteurs de la microfinance mexicaine, l’évolution du secteur, les limites et les opportunités qui existent dans un pays comptant plus de 100 millions d’habitants, dont 40% vivraient encore sous le seuil de pauvreté.
Ce qu’il faut retenir, c’est que le secteur est en avance comparé aux autres pays d’Amérique du sud. Toutefois, il lui reste à se consolider et à développer son offre, surtout dans les zones rurales qui n’ont encore qu’un accès très limité à ces services, et mieux cibler les clients, en commençant par ceux en situation d’extrême pauvreté.
Vous pouvez télécharger l’étude en cliquant sur le lien suivant :

La microfinance au Mexique

Bonne lecture!

Adrien

Conférence Veecus à Paris le mercredi 4 novembre!

A l’occasion de la semaine de la finance solidaire, nous organisons une conférence-débat à Sciences Po sur le thème de l’investissement solidaire et de son impact en microfinance sur le terrain.

Muhammad Yunus le prix Nobel de la paix et Kapil Mondal notre partenaire en Inde

Les intervenants:

- Christophe Person, Spécialiste Produit ISR de la société de gestion CAAM IDEAM
- Laurent Chéreau de la SIDI (investisseur solidaire)
- Emmanuel de Lutzel Responsable Microfinance Groupe BNP Paribas
- Le débat sera modéré par Paul Loridant, responsable de l’Observatoire de la microfinance à la Banque de France.

Les thèmes du débat:

- la place des investissements solidaires par rapport aux autres sources de financement des institutions de microfinance (banques locales, financements publics, donations, dépôts des épargnants, etc)
- la manière dont les institutions de microfinance bénéficient de ces ces sources de financement
- l’impact de l’investissement solidaire sur le terrain et le degré de prise en compte de cet impact dans les choix d’investissement faits par les fonds d’investissement solidaire
- nous pourrons enfin aborder le champ des nouvelles sources de financement (plateformes internet permettant aux particuliers de choisir l’entrepreneur), leur impact et leur poids relatif par rapport aux autres sources de financement.

La conférence aura lieu à Sciences Po le 4 novembre, à 19h30, amphithéâtre Leroy-Beaulieu-Sorel.
Adresse : 27 rue Saint-Guillaume, 75337 Paris 7e

L’adresse:


Agrandir le plan

Actu: la croissance verte et le microcrédit professionnel

Nous avons assisté récemment à deux conférences très intéressantes.

La première conférence était organisée par le ministère de l’écologie et du développement durable et Paris Europlace et portait sur le financement de la croissance verte.
Au cours de la conférence, des experts issus de la sphère financière, de l’entreprise, de l’administration, des ONG et de l’université ont débattu autour de différents thèmes sur la croissance soutenable. Notamment, les sujets abordés portaient sur le financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire “vertes”, mais aussi le financement des particuliers et l’orientation “verte” de l’épargne (par exemple la question du financement des rénovations de logement pour une consommation d’énergie plus responsable). Un débat portait aussi sur l’impact des enjeux climatiques sur le financement des entreprises. Plein de bonnes initiatives, et la question du microcrédit n’était pas en reste, notamment sur les aspects d’exclusion énergétique.

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La seconde conférence concernait le microcrédit professionnel et la création d’entreprise, en France comme à l’étranger. Organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, cette journée de rencontres et de débats s’est concentrée sur les différentes expériences en Europe et les enjeux du microcrédit pour la création d’entreprise dans le contexte de crise.
Les intervenants venaient à la fois du monde du microcrédit, mais aussi des institutions bancaires et du secteur public. Christine Lagarde, ministre de l’économie, a ouvert les débats, tandis que Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, est intervenu à la fin de la journée.

4 mois de Microcrédit dans le Chiapas

Bonjour à tous,

Voilà un mois que je travaille pour une IMF mexicaine du Chiapas et je vous envoie sur le blog de Veecus un petit aperçu de mon expérience !
Début septembre je suis arrivée dans la petite ville de San Cristobal de las Casas après un voyage en bus sur les routes vertigineuses des montagnes du Chiapas. Après Tuxtla Gutierrez capitale brûlante de l’Etat le plus pauvre du Mexique, me voici à plus de 2000 m d’altitude. La différence entre les deux villes est saisissante ; « San Cris » est aussi fraiche et tranquille que Tuxtla est suffocante et agitée.
Voici quelques photos des façades colorées des maisons coloniales et de la magnifique cathédrale qui font de la ville un véritable site touristique et un lieu agréable attirant des populations très hétéroclites. Dans les rues on croise autant d’indiens mayas en tenues traditionnelles, de mexicains aisés ou encore d’européens hippies qui ont décidé d’ouvrir un restaurant, un bar ou encore une boulangerie française !

Diversité dans les rues de San Cristobal
Diversité dans les rues de San Cristobal
Les maisons coloniales
Les maisons coloniales
La cathedrale

La cathédrale

La ville est très paisible, bercée par la musique des mariachis diffusée sur le zocalo (place centrale). On oublierait presque que San Cristobal a été il y a quelques années le siège d’une révolution zapatiste. Depuis les années 80, les mayas se battent pour leurs droits et l’accession à leurs terres aux côtés du Sous commandant Marcos, principal dirigeant de l’Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional (EZNL). En 1994, suite à la signature des accords de l’ALENA, l’EZNL a lancé pour la première fois un conflit armé contre les militaires. La lutte zapatiste continue, car les droits des indiens ont peu évolué mais elle est redevenue totalement pacifique. Les mayas sont encore souvent considérés comme des citoyens de secondes zones et la plupart vit dans la montagne ou dans les bidonvilles de San Cristobal.
C’est pour cette partie de la population qu’agit Alternativa Solidaria (Alsol), l’IMF pour laquelle je travaille. L’IMF offre des prêts solidaires à des groupes de femmes mayas qui souhaitent lancer ou développer leur commerce de fleurs, fruits, légumes ou artisanat. L’institution propose également à ces mères de famille des formations en matière d’hygiène, de santé et d’alphabétisation.

La grande majorité des mayas ne parle pas espagnol mais tzotzil et je suis donc plus utile dans les bureaux qu’au sein des communautés ! J’ai tout de même la chance de pouvoir passer quelques journées avec des employés de l’institution dans les villages de communautés mayas. C’est extraordinaire de rencontrer toutes ces femmes et jeunes filles qui ne savent pas lire et écrire mais qui gèrent leur commerce avec une grande intelligence et honnêteté.
Ma mission au sein de l’IMF est d’appuyer la direction financière dans leur gestion des coûts et de budget. L’institution a créé 10 succursales en 10 ans dans tout le Chiapas pour faire face à l’immense demande des femmes mayas et je les aide dans leur analyse de résultats et de rentabilité.

Femme maya vendant son artisanat