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Evaluer l’impact du micro crédit au Cambodge

CBIRD

Siège de CBIRD à Battambang

Cela fait déjà environ un mois que je suis arrivé à Battambang où je reste pour 5 mois comme volontaire pour CBIRD, l’IMF partenaire de Veecus au Cambodge, que mon prédécesseur Antoine a très bien présentée dans ses articles. Etudiant en master 2 « Corporate Finance » à l’ESSCA, je réalise ici mon stage de fin d’école avec pour mission de réaliser une évaluation de l’impact du micro crédit auprès des bénéficiaires. Il ne s’agit donc pas d’évaluer l’impact sociétal de l’IMF, mais vraiment celui du micro crédit au sens économique et social le plus local. Pas question donc de rester derrière un bureau pour cela, il me faut aller me confronter à la réalité de ce qu’il se fait, rencontrer les clients, les interroger, visiter leur maison, leur activité… en somme, passer beaucoup de temps sur le terrain.

sokhien-yart1

Sokhien, une cliente Veecus rencontrée

Tout commence donc par la création d’un questionnaire approprié et pertinent que je vais pouvoir utiliser sur le terrain. N’étant pas bilingue en khmer, la première difficulté est celle de la langue. Dès le début j’ai donc focalisé l’attention de CBIRD sur ce point pour ne pas aller sur le terrain sans le responsable RH qui parle bien anglais. Une fois la première version du questionnaire prête, je pars donc le tester auprès de 5 clients pour voir les qualités et les défauts dudit questionnaire. Eh oui, car il est très important de s’adapter. On ne peut pas arriver vers les clients avec un questionnaire occidental. En théorie, je devrais faire une réelle analyse financière de la partie business, et une analyse sociétale complète du foyer. Il me faudrait donc constituer au travers de mes questions un bilan financier, un compte de résultat, un diagnostique nutritionnel, hygiénique, énergétique et humain. Oui, mais cela n’est pas possible ici. L’information n’est pas suffisamment fiable, les chiffres manquent, il n’y a aucun document écrit, et quand le bénéficiaire a effectué son premier emprunt il y parfois 10 ans, il est difficile pour lui de se souvenir de la situation ex ante.

La clef de la mission est donc l’adaptation et pour cela quoi de mieux que d’aller déjà voir comment cela se passe sur le terrain ? J’ai donc été voir et j’ai vite compris que mon questionnaire n’était pas tout à fait adapté. Après avoir pu visiter un échantillon de clients, je l’ai donc refait et normalement la nouvelle version devrait tenir la route. J’ai donc évité toutes les questions fermées car la culture locale est de répondre toujours « oui » dans ce genre de questions. Le questionnaire est organisé en deux parties, une partie « business » et une partie « habitat ». Les questions sont simples, directes, terre-à-terre et se basent sur le quotidien de l’activité et du mode de vie.

Par ailleurs, ma mission étant une évaluation d’impact, il me faut analyser l’évolution de la situation. Pour cela j’ai donc décidé d’effectuer une comparaison intra-bénéficiaire entre la situation passée et la situation présente combinée à une comparaison inter-bénéficiaires en fonction de leur ancienneté. Je vais donc séparer les bénéficiaires par groupe entre les nouveaux (moins d’un an), les intermédiaires (entre 1 et 3 ans) et les anciens (plus de 3 ans). Je ferai alors une première étude dans laquelle je comparerai la situation passée et présente pour chacun. Cela mettra en évidence certaines évolutions que je pourrai alors comparer avec les autres groupes. Un dernier moyen plus macro économique pourra être de lisser toutes ces informations, par secteur d’activité, en fonction de l’évolution nationale de ces secteurs. J’ai donc décidé de rencontrer une centaine de clients également répartis entre chaque groupe. Comme je le disais, il est très difficile d’avoir des chiffres et des résultats. Cela exclue donc en partie la méthodologie quantitative de l’étude et il me faut donc plutôt jouer sur le qualitatif.

Maintenant que toute cette méthodologie est bien cadrée et définie, je vais pouvoir la mettre en application dès cette semaine si les visites prévues sont confirmées. Oui, car le dernier obstacle ici est celui du fossé existant entre ce que l’on dit que l’on fait et ce que l’on fait vraiment. Cela fait partie de la culture locale et encore une fois je dois m’adapter. En théorie, donc, je devrais rencontrer 9 clients cette semaine. En réalité, je ne saurai que vendredi soir si cela est confirmé !!

Mais je suis assez confiant pour la suite et même si je fais en 5 mois ce que j’aurai pu faire en 3, l’important reste le résultat qui devrait a priori être intéressant.

Suite au prochain épisode donc, quand j’aurai rencontré déjà quelques clients et que j’y verrai plus clair !

Romaric Janssen

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