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Prêteurs d’argent et microfinance

Les usuriers n’ont pas bonne presse. Souvent appelés « loan sharks » ou requins du prêt, les prêteurs d’argent semblent comme le Shylock de Shakespeare, prêts à tout pour récupérer leur deniers, y compris prélever une livre de chair.

Les progrès de la microfinance auraient alors permis de faire reculer ces prêteurs privés qui pratiquent souvent un taux d’usure et dont on a pu dire qu’ils conduisaient leurs emprunteurs au surendettement. En développant leurs services, les institutions de microfinance permettraient aux emprunteurs d’accéder à une variété de services financiers moins onéreux, notamment le microcrédit, et se libérer des prêteurs du village.

Qu’en est-il en réalité ? Dans une interview récente (Sciences Humaines N° 206 Juillet 2009), Jean-Michel Servet (auteur du livre Les banquiers aux pieds nus) précise que les prêteurs privés n’ont pas disparu avec le microcrédit.

Pourquoi ? D’une part, dans plusieurs cas, en Asie comme en Amérique Latine, Servet rappelle que les prêteurs privés consentent des prêts à des taux comparables aux institutions de microfinance implantées dans les mêmes régions. Tous les prêteurs privés ne prêtent donc pas à des taux prohibitifs.

J.M. Servet va même au delà en expliquant que les prêteurs privés proposent parfois des services plus souples que les institutions de microfinance. Par exemple, les offres de prêts standardisés des institutions de microfinance sont moins variées que ce que peut offrir un prêteur privé. Le prêteur privé adapte les conditions du prêt à chaque client, le montant, la durée, les conditions de remboursement. Servet indique qu’ « une large fraction de la planète n’a pas une image négative » des prêteurs individuels.

Cependant il arrive parfois que des prêteurs privés utilisent les services de microfinance : ils empruntent auprès de l’institution de microfinance pour prêteur à leur tour cet argent aux microentrepreneurs. La conséquence logique (et négative) est le taux élevé payé par l’emprunteur final.

Au final, les institutions de microfinance doivent manœuvrer entre une efficacité accrue qui pousse à une standardisation des produits financiers proposés, et un meilleur service client à travers une personnalisation de l’offre de produits.
Un des défis pour la microfinance du XXIe siècle?

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