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Rencontres de la microfinance avril 2009

Les Rencontres de la microfinance, organisées conjointement par des élèves de Polytechnique et de Sciences Po, ont eu lieu la semaine dernière à l’Ecole Militaire. Lieu solennel pour des débats très libres, au cours desquels les différents intervenants (académiques, praticiens, régulateurs) ont exprimé leur vision concrète de la microfinance et de ses possibles développements.
Le thème de la journée : Concilier ambition sociale et rentabilité, un pari impossible ?

Pour répondre à cette vaste question, qui est une thématique récurrente des débats dans la microfinance, trois tables rondes avaient été organisées.

La conférence du matin portait sur la combinaison entre impact social et pérennité financière des programmes de microfinance. Les intervenants : une personne proche du terrain (Florent Bedecarrats du réseau Cerise et auparavant en institution de microfinance au Mexique), un chercheur (William Pariente du Poverty Action Lab), une responsable d’agence de notation (Emmanuelle Javoy de PlaNet Rating). Le débat était modéré par Jérémy Hajdenberg, d’Investisseur et Partenaire, auteur du Guide de la Microfinance (il avait aussi travaillé à l’ADIE et avec Entrepreneurs du Monde).
Les intervenants ont discuté l’impact de la microfinance : si l’on sait que 155 millions de personnes dans le monde bénéficient de services de microfinance, qu’en est-il de l’impact des programmes de microfinance sur l’amélioration des conditions économiques des bénéficiaires ? Après tout, la microfinance a été créée dans le but de fournir à des personnes exclues du système bancaire classique un accès aux services financiers de base afin de les sortir d’une situation de pauvreté.
Au cours de la discussion, les thèmes abordés sont la difficulté de l’évaluation de l’impact social : traditionnellement, les études d’impact portaient sur des approches comparant un groupe bénéficiant de services de microfinance, et un groupe n’en bénéficiant pas. Mais comment savoir si le groupe ne bénéficiant pas de programmes de microfinance n’en bénéficie pas pour une raison qui prédétermine les résultats obtenus ? D’autre part, les études d’impact rigoureuses sont longues et coûteuses, et ne peuvent donc pas être raisonnablement mises en œuvre pour l’ensemble des institutions de microfinance. Il faudrait donc cibler quelques études dans certaines régions, en tirer des résultats, et tenter de mettre en pratique les améliorations éventuelles dans un ensemble plus large d’institutions de microfinance.
L’économiste William Pariente a insisté sur la nécessité de conduire les études d’impact en sivant une méthode aléatoire, afin de neutraliser les facteurs extérieurs pouvant fausser les résultats. Cette approche aléatoire a été notamment développée dans le secteur de la microfinance par le Poverty Action Lab du Massachussetts Institute of Technology.
Emmanuelle Javoy évoque les nouvelles approches en matière de notation des institutions de microfinance : les agences de notation comme PlaNet Rating, Microfinanza ou M-Cril développent désormais des évaluations de performance sociale. Ces évaluations font l’objet de rapports spécifiques, focalisés sur la manière dont les institutions de microfinance atteignent ou pas les objectifs sociaux qu’elles s’étaient fixés. Donc les investisseurs auront désormais différents outils à leur disposition : des notations financières mais aussi des notations de performance sociale, même s ces dernières restent encore embryonnaires.
Florent Bedecarrats, de la plateforme Cerise, rappelle notamment que l’accès à des services d’épargne est souvent plus utile que des crédits pour les personnes en situation de pauvreté.

La difficulté pour les institutions de microfinance, souvent prises en porte à faux entre un impératif de viabilité financière et une mission sociale initiale, consiste à maintenir le cap entre ces deux objectifs. Souvent, les institutions ont tendance à délaisser les populations les plus démunies, qui nécessitent des petites sommes de prêts, pour des microentrepreneurs plus viables et plus avancés. En effet, les coûts fixes associés aux services de microfinance (traitement d’un crédit, visites du « credit officer » chez le client) rendent les services de microfinance plus rentables pour des sommes relativement plus importantes.
Jérémy Hajdenberg rappelle que les études d’impact sont coûteuses, et qu’il est utile de disctinguer entre une approche « prove » (l’étude d’impact elle-même, avec des résultats scientifiques) et « improve » (extension des meilleures pratiques à l’ensemble du secteur).
Cela fait penser à l’initiative de SKS, l’une des institutions de microfinance les plus importantes en Inde : sa croissance très rapide (développement dans plusieurs régions de l’Inde, augmentation rapide du nombre de bénéficiaires de microcrédit) représentait aussi un risque de déviation par rapport à l’objectif initial. Pour contrer cela, SKS a créé une initiative spécifique, le SKS Ultra Poor Program, destiné à servir les personnes en situation de pauvreté extrême par des programmes de microcrédit et d’accompagnement. Ainsi, SKS centre une partie de ses efforts sur les personnes les plus pauvres, afin de leur permettre de sortir de situations de malnutrition, mauvaise santé et analphabétisme.

Les rencontres avaient été très bien préparées par les étudiants, et ont été l’occasion pour les différents professionnels du secteur de se rencontrer et d’échanger

Plus d’infos sur la microfinance: www.veecus.com

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